Ses débuts
Né dans le petit village de Bénic (BRETAGNE), près de Saint-Malo. Il s’engage dès 15 ans comme volontaire sur l’Aurore en partance vers les Indes. À vingt ans, il est déjà capitaine de La créole qui fait le trafic d’esclave.
Un corsaire au service de la France
Nommé capitaine à l’âge de vingt ans, il commanda successivement les corsaires la Clarisse, la Confiance et le Revenant.
Robert Surcouf, le plus célèbre des armateurs malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l’abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien.
Ce premier succès enhardit Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu’il apercevra, en corsaire non autorisé, car il est parti de l’île de France sans ces lettres-patentes, qu’on appelle lettres de marque, qui donnaient au vol sur mer une légalité officielle.
Peu après, avec son bateau, n’ayant que deux canons, Robert Surcouf met le cap sur un gros trois-mâts : c’était un vaisseau de la compagnie des Indes, monté par 150 Européens et armé de 26 canons de 12 ; il se nommait le Triton. Il dut son succès à ce stratagème. En effet, comment prêter le flanc à un si fort ennemi ? Car le bateau-pilote avait deux canons seulement.

Surcouf fait cacher tout son équipage ; l’idée lui était venue de se faire passer un instant pour un des pilotes du Gange. « Je cours sur ce gros Anglais, dit-il à ses gens, je l’accoste : à un signal que je vous ferai, vous reparaîtrez sur le pont ; nous ferons une décharge de mousqueterie pour effrayer l’équipage, nous sauterons à bord et nous prendrons le bâtiment. » Les choses se passèrent comme il l’avait dit.
Le combat qui s’engage sur le pont du Triton est terrible ; le capitaine anglais et dix de ses hommes sont tués, cinquante autres sont blessés, et Surcouf reste maître du vaisseau, n’ayant eu que deux blessés et un mort parmi les siens.
Chassé par trois vaisseaux de la Compagnie, il parvient au moyen d’une manœuvre habile à les isoler ; puis, les attaquant séparément, il en enlève deux, et contraint le troisième à prendre la fuite.
Citation:
Surcouf était un fin blagueur (qui inspira notre capitaine dans une bataille épique contre vincentus) :
Officier du Kent : «Nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur, et vous les Français, vous vous battez pour l’argent !»
Surcouf : «Chacun se bat pour ce qui lui manque.»
Et la le mec il était fracassé ^^.
La Photo (c’est un lien musical):
Chopper



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